Ce lundi 20 octobre, s’est déroulée, au Noom hôtel de Dakar, la journée de l’habitat 2025 « Réponse à la crise urbaine liée au climat et aux conflits ». Cette journée a également été l’occasion pour le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Moussa Bala FOFANA, de présenter le Programme National d’Accès au Logement et de la Rénovation Urbaine (PNALRU) avec un objectif de 500 000 logements d’ici 2035.

Différents acteurs du secteur ont pris la parole sur le sujet du développement anarchique des quartiers et des conséquences qui en découlent telles que la non évacuation d’eau usées et de pluies. Par ailleurs, il a été fortement recommandé d’adapter l’architecture au climat du pays, (orientation du soleil et des vents, nature environnante…) pour plus de confort.
Le Ministère, dans le cadre du programme PNALRU, propose plusieurs outils pour réduire les couts de construction et permettre ainsi, l’atteinte des objectifs de logements. Parmi ces instruments, une centrale d’achat.
En effet, des investigations de l’état, ont montré que l’import non contrôlé des matériaux de construction au Sénégal, contribuent à augmenter considérablement le coût des projets immobiliers.

Aussi, plusieurs organismes comme l’ADEME, aspirent à construire durable, c’est-à-dire avec des matériaux de construction locaux, tels que la latérite et la typha. Le but est de limiter le taux de carbone élevé dû aux constructions dîtes conventionnelles.
Avec l’accord du ministère de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires, le Sénégal sera un laboratoire en devenir pour la construction durable.
Le but est de sensibiliser à la construction adapté au climat du pays grâce à aux ressources naturelles que propose le sol sénégalais.
Alexianne GUEYE